Ralentir la cadence, vivre mieux et maintenant

Costa Rica 2019

Cette semaine, j’ai visionné une capsule YouTube de Matt D’Avella, sur la poursuite du moins. La poursuite du ralentissement?

Son entrevue avec Greg McKeown, intitulée « The Disciplined Pursuit of Less » s’inscrit dans une démarche que je cherche à mettre en  place, jour après jour, semaine après semaine, depuis que je suis de retour d’un voyage qui a bien ébranlé ma perception de l’actuel hiver. C’est cette vidéo qui m’inspire aujourd’hui ce texte.

Je suis très occupé. Et toi?

En revenant au bureau, après deux semaines en Amérique centrale , j’ai remarqué qu’autour de moi, mes collègues m’ont indiqué, très souvent qu’ils sont occupés, beaucoup trop occupés. Ça déborde de partout, ils ont de la difficulté à arriver, et ont l’impression de ne pas être en contrôle de leur agenda. Leur liste de tâches est interminable.

Pour financer mon terrier :

Aussi étonnant que ça puisse le paraître, j’étais dans une situation similaire, il y a quelques semaines, avant mon voyage.

Quand tu es extrêmement focus dans dans ta liste de tâches, et que chaque item est coché, l’un après l’autre, tu avances certes, mais tu manque cruellement de recul. Tout va très vitre, tu es extrêmement efficace et tu abas beaucoup de travail. Les journées passent vite, les semaines filent, et nous voici rendu au printemps.

Professionnellement, j’étais rendu à une situation paradoxale : nous sommes efficaces au travail, ce qui qui amène de plus en plus d’achalandage. Avoir plus d’achalandage nous amène donc encore plus de travail. C’est la boucle infinie de la performance…

Un dicton me vient à l’esprit. On dit que plus qu’on en fait, plus on est capable d’en faire? Nous avions donc besoin d’aide, engager une ressource supplémentaire aurait été la solution efficace. La solution de la croissance.

Eh bien non. Nous n’avions pas le momentum pour ajouter une autre ressource à l’équipe. Après quelques rencontres, nous arrivons à une solution.

Toute simple.

Pour financer mon terrier :

Notre gestionnaire nous invite à diminuer notre offre de service, tout simplement. De l’ordre de 25 %, environ. En d’autres mots, Less is more. Notre patron concède qu’on est peut-être mieux de privilégier la qualité au lieu de la quantité. D’accord, nous acceptons le plan.

En ralentissant, en prenant cette décision concertée, avec notre gestionnaire, j’ai eu la possibilité de m’éloigner un peu de cette liste de tâches. J’ai pu me reculer un peu de mes écrans, afin d’observer la « big picture », la grande image


Ralentir m’a également permis d’augmenter la qualité de mes réalisations, et de dresser un portrait plus complet de ma situation, et celles des mes collègues.

Le constat, c’est qu’on est très occupés certes, mais c’est rien de vraiment insurmontable. Il suffit d’avancer, petit peu par petit peu et trouver des solutions réalistes. Réduire notre offre de service est donc extrêmement réaliste.

Nous accueillons ce ralentissement avec beaucoup de sérénité et de bonheur.

Discipline et de magnifiques résultats

Depuis, je suis beaucoup plus zen. Plus relaxe au bureau, donc plus relaxe à la maison. Mon défi désormais, c’est de contaminer les collègues des autres équipes de mon organisation. Également, renouveler nos discussions d’équilibre et de ralentissement, avec ma conjointe, notre famille et nos amis.

Vivre plus lentement m’a permis quelques effets collatéraux :

  • Je me suis désabonné de nombreuses infolettres, que je lisais à peine. Recevoir moins de notifications est drôlement bénéfique;
  • J’ai repris la lecture, normalement réservée à mes voyages (à raison d’un livre par semaine). Je lis probablement plus lentement qu’en vacances, mais au moins, je lis. Ce temps-ci, je me suis replongé dans les Harry Potter (je débuté ce marathon durant le Temps des fêtes).
  • Je progresse plus facilement dans ma liste de tâches personnelles, c’est moins le brouillard. Je priorise plus facilement mes tâches, ce que je dois réaliser aujourd’hui, demain, cette semaine, ce mois-ci.

Ce n’est pas toujours simple, de se rappeler qu’il est possible de ralentir. Surtout à cette ère, où la performance est récompensée. Être occupé, tout le temps, est bien vu, ne l’oublions pas.

Zénitude et arrêt mérité

Rien faire ne fait pas partie des moeurs. C’est triste, parce que ça fait tellement de bien. Dans les prochains temps, j’aimerais rien faire, plus souvent. Je l’ajoute à mes défis du quotidien.

À la prochaine,

Renard Futé

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